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Littérature de science-fiction

Contenu:
BALLARD James G.






I.G.H.
Immeubles de Grande Hauteur, c'est le nom que les architectes et les urbanistes ont donné à leurs constructions les plus ambitieuses et les plus inquiétantes. Plus que des résidences, les tours sont des mondes verticaux encastrés entre ciel et terre. I.G.H. raconte la rapide dégradation de la qualité de la vie dans un immeuble de mille appartements réparties sur quarante étages. La population initialement homogène de ces logements coûteux ne tarde pas à se scinder en clans. Les querelles entre voisins dégénèrent en guerres tribales. Les aliénés installés là explorent peu à peu tout l'éventail de possibilités inédites que leur offre l'existence dans ces cellules capitonées d'un nouveau genre, les civilisés retournent à la préhistoire.

Critique : impressionnante fiction sur la vie quotidienne dans une société totalement urbanisée****









Sécheresse
Sur toute la Terre, les pluies ont cessé. Elles ne reviendront pas: une pellicule de déchets industriels recouvre les océans et empèche toute évaporation. Le soleil brille du matin au soir. Le sol desséché n'est plus qu'une fine poussière emportée par la brise. Les habitants du Mount Royal se sont enfuis. Seul ou presque, Ranson vit encore sur son bateau échoué. L'odeur des poissons morts. Les vêtements sales que personne ne lave plus. Une étincelle, et la ville flambe comme une torche. Il faut partir. Le petit groupe atteint la côte, qui n'est plus qu'un bidonville de voitures embouteillées. L'armée distille l'eau de mer, produisant un peu d'eau et des dunes de sel qui envahissent le paysage.

Critique : excellent, la nature profonde de l'homme mise à jour de façon brillante****








Le monde englouti
Comme l'énorme soleil se rapprochait avec un roulement de tambour, jusqu'à remplir le ciel lui-même, la végétation épaisse qui bordait les falaises de calcaire se renversa brusquement en arrière, découvrant ainsi les gueules, noires et grises, de volumineux lézards sortis du Trias. Ce n'est que le premier cauchemar de Kerans. Car cette Terre engloutie par les océans que le nouveau soleil a fait déborder retourne effectivement à l'ère secondaire, à sa faune et à ses jungles gigantesques. Et lentement, ses cauchemars pressent Kerans de retourner vers le monde archaique, malgré Béatrice, malgré Riggs chef de l'expédition scientifique, malgré Strangman le pillard des cités inondées.

Critique : trés bon roman, avec des passages d'une grande beauté, une fin cependant un peu obscure****








Millenium people
Parce qu'il veut connaitre la vérité sur l'attentat qui a coûté la vie à son ex-femme, le psychologue David Markham infiltre un mouvement clandestin curieusement basé dans le quartier résidentiel cossu de la marina de Chelsea. Sous l'égide d'un médecin charismatique, ce groupuscule cherche à tirer les classes moyennes de leur torpeur et à les libérer de leur prétendue servitude. Markham se trouve rapidement embarqué dans une série d'actions d'éclat qui prend des proportions alarmantes lorsque les symboles mêmes de l'Angleterre bourgeoise sont pris pour cible et que la révolte gronde dans la capitale.

Critique : pourquoi pas prophétique, en tout cas passionnant****








La foire aux atrocités
Commencé à la fin des années 60, complété dans les années 90, ce roman-laboratoire traverse tous les livres de l'auteur et les contient tous. Les stéréotypes nourissant notre quotidien - la violence, la technologie, la culture de la célébrité qui envahissent désormais sans discrimination les musées, les médias et la rue sont mis à nu dans ce texte prophétique avec une intensité poétique qui sidérera le lecteur contemporain.

Critique : le roman expérimental par excellence. Eprouvant et finalement quasi illisible****








Que notre règne vienne
Richard Pearson, publisciste au chomage, récemment divorcé, se rend à Brooklands, petite ville de la banlieue de Londres pour mettre de l'ordre dans les affaires de son père, assassiné dans le gigantesque centre commercial de la cité. Les circomstances étranges de sa mort, la tension régnante dans la ville, poussent Pearson à enquêter sur les évènements. Les notables de la ville semblent jouer à un étrange jeu. Mais qui est le manipulé et qui est le manipulateur ?

Critique : sur un thème classique de Ballard, la décadence de la société de consommation, un bon roman de l'auteur avec toutefois quelques redondances****








Sauvagerie
Pangbourne Village est un enclos résidentiel de luxe près de Londres, où une dizaine de familles aisées - directerus généraux, financiers, magnats de la télé - vivent en parfaite harmonie et sécurité. Jusqu'au moment où l'on découvre que tous les enfants viennent d'être kidnappés et leurs parents sauvagement massacrés. Deux mois après les faits, les enlèvements ne sont toujours pas revendiqués. les enquêteurs sont dans l'imapasse. Ils se repassent avec effarement la vidéo tournée sur la scène du crime. La froideur méticuleuse des assassinats ajoute à l'impression d'être en présence d'une tuerie hors norme. LApolice décide de faire appel à un psychiatre, le docteur Richard Greville, pour reprendre l'enquête.

Critique : court roman glaçant, cynique et clinique sur notre civilisation dite apaisée****